26 juin 2011

[Test] Operation Flashpoint : Red River


Prenant à contre pied la tendance actuelle basée sur des FPS dynamiques et peu réalistes, Operation Flashpoint Red River tente de changer la donne en proposant un mix entre un Call of Duty et un Arma.

Comme dans tout bon FPS qui se respecte le scénario tient sur un post-it : Les talibans se replient aux Tadjikistan (pour les sous-doués en géo, voilà la page wikipedia) et nous en bons soldats Américains, les fameux Marines (prononcer Meu-rin’s, avec une voix grâve et une patate chaude dans la bouche) on va aller leur combattre le terrorisme (God Bless America !). Et là ! Les tinois s’en mêlent pour prendre le contrôle de la région.





Vous êtes donc le sergent Kirby, leader du peloton Outlaw-2 Bravo sous le commandement par le sergent-chef Knox (une caricature du Meu-rin pro-américain à la manière d’un certain Sergent Hartmann) et vous avez sous vos ordres 3 hommes contrôlés par l’IA : un sniper, un grenadier et un mitrailleur lourd. L’IA que l’on commande via une roue des ordres plutôt complète mais qui est plutôt à la ramasse autant du côté de votre côté que de l’autre.

Pas de différence fondamentale pour l’instant avec les cadors du genre, mais c’est là ou tout change, Red River n’est pas un FPS couloir ! Les environnements biens que moches (et c’est là un des gros reproches que je peux faire à ce jeu) sont vastes et vous verrez du pays car la plupart des missions se feront à pied. Mention spéciale aux effets de lumière particulièrement réussis car ils iront même jusqu’à vous éblouir.

Le gameplay de son côté est fourni 4 classes de soldats sont disponibles :
  • Le fantassin, polyvalent
  • Le mitrailleur, bourrin à distance équipé d'une arme lourde et lent
  • Le grenadier, lui aussi un poil bourrin mais spécialisé au corps à corps
  • L'éclaireur, qui est ni plus ni moins qu'un sniper qui est à mon goût légèrement über-cheaté

    En plus de proposer des classes différentes qui ont chacune leur particularité, Codemasters nous a gratifié de deux arbres d'évolution. Un général qui porte sur 6 compétences comme la course ou le maniement des armes et un propre à chaque classe qui permet de débloquer de l'équipement tactique ou bien même des améliorations pour vos armes. Le tout sur 20 niveaux.
    La progression est lente et contrairement à ce que j’avais pu ressentir sur Need for Speed : Hot pursuit, on a souvent l’impression de stagner.





    Le mode solo comprends une dizaine de missions qui commencent par un brefing "virtuel" puis un autre sur le terrain, le tout bourré de testostérone et d'américanisme mal placé, et parfois d'une petite touche d'humour ("Les mecs ! Vous êtes pas sur Pandora") sous fond de métal ou de rock. Chaque mission vous prendra environ 1h à terminer en normal (par contre en difficile c'est une autre affaire). A la fin vous récupérerez, selon vos états de service, de 1 à 3 points qu'il vous faudra alors répartir dans les arbres précédemment cités.


    Mais ce qui fait toute la force de Red River, c'est la coopération. Aussi bien dans le "mode solo" que dans le mode multijoueur, tout à été pensé pour favoriser le joueur à se mettre sur le réseau et à jouer avec ses petits copains.
    Première déception, il n'est pas possible de jouer en multi en écran splitté, dommage, cette fonctionnalité aurait été tout à fait adaptée....
    Passé ce détail vous pourrez donc faire l'aventure avec 3 autres joueurs humains et ici mieux vaut avoir un micro sous peine de galérer un max pour donner des ordres, mais également jouer à 4 modes de jeu multijoueur :
    • Dernier rempart, un survival où vous devrez tenir une position en résistant à 16 vagues d'ennemis de plus en plus coriaces. 
    • Coup de balai, un mode de jeu où il faut nettoyer une position, classique mais efficace.
    • Tonnerre, qui consiste à escorter un convoi d'un point A à un point B
    • Sauvetage, dernier mode où le but est de sauver des pilotes qui se sont crashés en zone hostile et de les ramener au bercail
    Finalement Operation Flashpoint Red River est un titre qui apporte un peu de fraicheur dans le monde très fermé des FPS. Bien qu'avec un gameplay solide et basé sur la coopération, le titre déçoit par sa réalisation plutôt médiocre qu'elle soit graphique ou scénaristique. Sans être aussi abordable qu'un Call Of Duty ou exigeant qu'un Arma 2, Red River est un mix qui ravira les joueurs en quêtes de nouvelles sensations.

    Ma note : 14/20

    1 commentaires:

    Maspalio a dit…

    voilà pile ce que je pense du jeu.Le FPS qui change enfin des jeux de ce genre cloisonné dans un couloir.
    Par contre côté spectacle c'est moins fun... on ne peut pas tout avoir

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