30 janvier 2011

[Critique] Le discours d'un roi



Synopsis : Le film raconte l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Élisabeth. Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Édouard VII. D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler.


Le mot du geek : Je ne sais pas pour vous mais quand je vois un film nominé pour 7 golden globes et favoris pour les oscars, je suis plutôt anxieux. Comment un film peut il plaire autant à la critique ? Alors à chaque fois c'est une bonne ou une très mauvaise surprise. Sur ce coup, bonne pioche, on tient le premier film de 2011 qui m'as fait vibrer.

Première chose, le casting a été fait avec brio. Colin Firth est admirable dans son rôle de duc de York/Georges VI. A la fois compétent et conscient des problèmes politiques internationaux (n'oublions pas que le film se déroule aux portes de la Seconde Guerre Mondiale), mais terrorisé de part son handicap, son bégaiement l'empêche de s'adresser à sa nation en ces temps difficiles.
Geoffrey Rush quand à lui joue le thérapeute qui va aider tout au long de l'histoire le roi à contrôler sa diction. Arrogant et amusant à souhait, il est sans nul doute le personnage le plus attachant de l'histoire. Cet homme de l'ombre permettra à Georges VI de prononcer un discours qui marquera un tournant dans l'histoire du monde. Un excellent second rôle masculin.
Il ne reste plus q'Helena Bonham Carter en femme prévenante et avenante qui fera tout pour que son mari puisse s'exprimer. On sait bien que derrière chaque grand homme se cache un femme.
Mention spéciale à Timothy Spall (Quedever dans Harry Potter) qui nous joue un Churchill plus vrai que nature.


Côté scénario, pas d'histoire d'amour, ni de complot politique alambiqué, Tom Hopper nous raconte ici une facette méconnue de l'histoire anglaise, et ce n'est pas pour me déplaire. Sans tomber dans la narration toute bête d'un biopic, le réalisateur transmet des émotions auxquelles tout à chacun peuvent s'identifier. Le sujet récurent mais ô combien important serait sans nul doute la profonde réflexion sur le surpassement de soi même à travers la communication.
De plus, au-delà du contexte politique, George VI  prends le pouvoir au moment où surgit le premier média de masse : la radio. Et c'est en mélangeant dialogues historiques et fiction que Tom Hopper nous transporte dans l'Angleterre des années 1930. 


Les gros points noirs sont selon moi la platitude des décors et de la bande son. Alors que le film se prêtait totalement à l'exercice de vastes palais londoniens et d'envolées lyriques wagnériennes, rien de tout cela n'est présent dans le film. Avec plus de punch, il m'aurait sans doute séduit bien plus encore.

Finalement, on tient ici un très bon film en ce début d'année 2011. Poussé par un des acteurs au jeu proche de l'excellence et d'un scénario complet, Le Discours d'un Roi ne nous raconte pas seulement l'histoire d'un roi, mais surtout l'histoire d'un homme qui doit surmonter ses peurs et rassembler son peuple au tournant d'un évènement majeur de l'histoire.








Ma note : 4+/5

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire